Monique Deloux,
directrice de l’action territoriale au CNFPT
« Cette démarche de contractualisation engage le CNFPT dans une nouvelle dynamique partenariale avec ses collectivités. C’est une autre façon d’agir, une nouvelle offre de service territorialisée. »
président du conseil général, sénateur de l’Aude
Pourquoi un contrat d’objectif territorialisés avec le CNFPT ?
« Lors de notre session budgétaire du 21 janvier 2008, nous avons examiné le rapport du personnel départemental (les effectifs du personnel départemental concerne en
2008, 2400 personnes contre 2000, en début 2007 et est devenu le deuxième poste budgétaire, après celui de la solidarité). Le conseil général est bien le premier employeur du département et qui dit personnel, pense formation, du moins c’est un principe de gestion au conseil général de l’Aude. Au-delà de cette remarque, il va de soi que cet acte va beaucoup plus loin en associant le département à un partenaire essentiel pour lui et pour le service public, le CNFPT. Pour cet objectif commun que nous partageons, l’amélioration du service public territorial, il est essentiel que nous apportions à cette oeuvre commune nos savoirs, nos savoir-faire et nos ambitions. Ce partenariat étroit, que nous avions lié depuis plus d’un an, nous a amenés à une nouvelle organisation, une nouvelle réflexion pour la formation de nos agents et les plans de formation 2007 et 2008 portent déjà l’empreinte positive de cette collaboration nouvelle. A la suite de la loi du 19 février 2007, le droit à la formation professionnelle des agents tout au long de leur vie professionnelle doit être mise en action. Ainsi, depuis deux ans, le conseil général a reçu de la loi de nouvelles responsabilités, et près de 700 agents ont été t r a n s f é r é s ou recrutés. Ce sont de nouveaux métiers qui demandent un effort de formation essentiel. Ce sont les agents des collèges et ceux des routes. Dans ces deux secteurs le conseil général attend beaucoup du CNFPT, et je dirais beaucoup et bientôt. Car nous avons fortement consolidé ces effectifs avec des agents nouveaux et un effort de professionnalisation est à faire. Ce n’est pas tout car la demande est forte aussi dans le domaine de la solidarité ; avec des formations précises pour lesquelles nous recourons encore aux prestataires privés, ce qui accroît d’autant notre effort budgétaire. Nous attendons donc une meilleure prise en compte de nos besoins par le CNFPT. Avec les plans de formation et les engagements de cette convention, nous allons ensemble relever ce défi. »